Virgin Mobile refusait de résilier la ligne d’un ado décédé

Virgin Mobile réclamait aux parents d'un adolescent décédé de payer ses factures téléphoniques. L'opérateur a fini par s'excuser.

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©DR

Le 2 janvier dernier, Michel Sayer perdait son fils Valentin, âgé de seulement 16 ans. Après ce drame, le père avait pensé à tout, même à envoyer un certificat de décès à Virgin Mobile, opérateur chez lequel il avait souscrit un abonnement pour son fils. Mais cela n’a visiblement pas suffit. En guise de réponse, Michel Sayer a reçu un courrier le sommant de régler une facture de 18,99 euros, sans quoi il encourait une procédure devant une juridiction civile.

A l’époque des faits, le père de Valentin n’en revenait pas. « Je suis certes le titulaire de son contrat de téléphone portable, puisqu’il était mineur, mais il est bien spécifié sur ce contrat qu’il était l’utilisateur de la ligne. J’ai appelé à plusieurs reprises le service clients. J’ai beau leur expliquer que Valentin était mineur, je suis face à un mur. » Pire, Michel Sayer expliquait à l’AFP qu’il recevait encore « des messages sur l’ancien téléphone de Valentin pour demander [qu’il] paye ». « Quand le téléphone de mon fils mort sonne, ça fait bizarre », avait-il raconté.

Les excuses de Virgin

Ce lundi 6 mai, revirement de situation. Virgin Mobile s’excuse enfin auprès des parents de cet adolescent décédé. « C’est une erreur humaine dans le fonctionnement de la ligne », s’est justifié l’opérateur. « La directrice du service client a immédiatement appelé M. Sayer pour lui présenter ses excuses, au nom de la marque et à titre personnel. Virgin Mobile est navré que cette erreur intervienne en plein deuil de la famille Sayer. »

Si l’opérateur a finalement résilié l’abonnement, pas sûr que M. et Mme Sayer, également abonnés chez Virgin, gardent leurs lignes. « On a vraiment le sentiment qu’on nous prend pour des imbéciles. On commence à peine à faire notre deuil et cette histoire nous pourrit la vie », avaient-ils déploré avant les excuses de l’opérateur.

Maxime Quéma